MS MONTE-CARLO - FINALE
Rafael Nadal (ESP/N.2) bat Roger Federer (SUI/N.1) 7-5, 7-5
A quoi pensiez-vous à 4-0 au deuxième set?
R.N. : "Je pensais perdre le set, mais que ne voulais pas le perdre 6/0, ni 6/1, au moins 6/2, pour pouvoir commencer le troisième set avec de meilleures sensations. Il jouait bien, et moi je reculais, ce qui lui permettait de prendre le contrôle du point. J'essayais de changer quelque chose, j'étais en train d'analyser ce qui se passait, en fait. En effet, je voyais qu'il gagnait tous les points facilement et je ne voyais pas de place pour moi pour gagner ces points. J'ai pensé que je devais entrer davantage dans le court, me battre encore plus sur chaque balle."
Qu'est-ce que cela représente pour vous de gagner votre quatrième titre ici ?
R.N. : "Je suis très content. C'est un grand moment pour moi. J'ai bien joué à tous les tournois cette année, mais je n'ai pas bien joué le dernier match de ces tournois, puisque j'ai perdu en Australie facilement, à Indian Wells facilement aussi, à Miami encore facilement. Lorsque vous jouez bien, que vous sentez pouvoir gagner le tournoi et que vous jouez mal un match, vous arrivez toujours au tournoi suivant avec de mauvaises sensations. Je me suis donc dis que si je devais perdre, j'allais perdre bien ! Alors j'ai bien joué. Je me suis battu sur chaque point. Gagner pour la quatrième fois d'affilée est très spécial pour moi. C'est probablement un des plus beaux tournois du monde."
Est-ce différent pour vous de jouer une finale sur terre battue, par rapport à une finale à Miami par exemple, ou en Australie ?
R.N. : "Je sais seulement que si je ne joue pas bien, j'ai plus de temps pour réfléchir et modifier mon jeu. Il y a plus d'options ici, non ? A Miami, il n'y a pas beaucoup d'options. Il faut à tout prix jouer agressif. Si vous ne jouez pas bien, vous essayez d'être plus défensif, mais c'est toujours difficile. Il y a plus d'alternatives, ici. Je vais donc sur le court avec plus de confiance, cela m'en donne davantage. Mais je me sentais un peu nerveux quand même, je n'avais pas encore gagné de titre, alors j'étais un peu nerveux. Mais finalement, j'ai eu de la chance."
Que cela signifie-t-il pour vous de gagner tant de fois le service de Federer ? Souvent, vous ne lui laissiez qu'un point ou pas du tout...
R.N. : "Je ne sais pas ! J'ai juste essayé de mettre la pression sur son revers lorsque j'en avais l'occasion, d'essayer d'être agressif, et de retourner très long. C'est mon seul but quand je retourne : jouer long pour le premier coup de façon à contrôler le point et avancer dans le court. Il a eu deux breaks dans le premier set et je suis revenu. Même chose au second, et je suis revenu aussi. C'était un peu bizarre car ce n'est pas habituel, non ? Quand vous jouez contre Federer, vous savez que vous jouez contre un grand serveur. Quand on joue contre moi, ce n'est pas normal de perdre son service quatre fois. Je n'ai perdu mon service que trois ou quatre fois dans tout le tournoi, pas plus. Aujourd'hui quatre fois."
Etes-vous plus surpris de gagner un set contre Federer en étant mené 4-0, ou de gagner les doubles ?
R.N. : "Quand vous commencez à gagner vos matches de double en début de semaine, ce n'est pas une bonne nouvelle, car vous savez que vous devrez jouer beaucoup de matches. Mais lorsque vous arrivez en demi-finale, vous commencez à avoir un grand espoir de gagner les doubles. De toute façon, même si j'avais perdu en simple hier, dans un aussi grand tournoi de doubles à Monte-Carlo, vous êtes très motivé, non ?"
C'est important pour vous de gagner les doubles ? Vous sembliez très agressif. En demi-finale, vous avez appelé le superviseur.
R.N. : "Non, nous avons appelé le superviseur parce que nous pensions avoir raison dans la discussion. C'est important pour nous parce nous avons une année Olympique et nous voulons acquérir de la confiance pour les doubles. Et les doubles aident pour le simple. C'est vrai à 100%."
Vous voulez dire pour le mental ? Pour être agressif tout le temps ?
R.N. : "Cela aide parce que vous devez jouer à la volée. Vous apprenez les mouvements pour jouer à la volée. Vous devez retourner de manière plus agressive, plus à l'intérieur du court, donc vous avez d'autres options pour jouer les simples. Vous pouvez retourner comme en double par exemple. Vous vous entrainez à d'autres coups que ceux que vous utilisez en simple. C'est toujours un bon entrainement."
Si vous repensez à votre victoire contre Albert Costa ici, de quoi vous souvenez-vous ? Cela vous paraît loin ?
R.N. : "Cela ne paraît pas loin, mais en même temps, si. Tout s'est passé très vite, non ? "
Vous étiez très différent ?
R.N. : "J'étais ici pour la première fois. J'étais dans les 100 premiers pour la première fois. Ce tournoi a toujours été important pour moi (sourire). Il y a eu un grand changement, non ? J'ai probablement joué mon meilleur tournoi à l'époque jusque là parce que j'avais fait les qualifications, j'avais gagné contre Kucera, contre Costa, et fait un bon match contre Coria. Tout a bien changé maintenant, non ? Je suis content du changement !"
Avec les changements dans le calendrier l'année prochaine, pensez-vous jouer ici ? Les meilleurs joueurs viendront-ils ?
R.N. : "Nous verrons ce qui change, on ne connaît pas encore le calendrier, non ? On ne peut rien dire pour l'instant."



